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6月9日 Récit fictif : Petit Monologue sur ma sexualité
« Á l’instant je me suis fait draguer par un corbillard… En l’observant poursuivre sa route, je n’ai pu m’empêcher de constater l’embellissement capitonné de l’arrière qui paraissait fort moelleux. Mais le décorum n’y était pas. Cependant un goût putride d’une réelle suavité à mes papilles m’est remonté de la gorge : le désir de m’y laisser étendre dans une répétition grand-guignolesque de ma propre finale. C’en était délectable ! » ― Tu as toujours ce charme nauséeux des bons mots décidément… ― Cher Intervenant de mon cœur, ne me flatte pas trop, je pourrais avoir l’envie de m’y éterniser ! ― De grâce ! Je suis sinistre, de bon matin, quand je n’ai pas encore fini de griller ma troisième clope à jeun. Chaque bouffée me semble descendre le long de la gorge et de l’œsophage avant de se répandre progressivement dans mon corps pour enfin remonter au cerveau et m’engourdir délicieusement. Ce sentiment d’ingestion et d’envahissement est, à cette heure, du point de vue cérébral, plus jouissive qu’une bonne goulée de sperme tiède matinale. Et cette petite toxicomanie reste insensible à la chasse anti-fumeux de notre bonne société si compatissante envers mes petits poumons. Je crois que cela vient du terme très en vogue, « C’est du bon sens ! », que l’on nous sort à toutes les sauces. Je hais le « bon sens » ! Il ne veut rien dire en soi et cache toute la bêtise humaine. Il ne sert que de passe-droit à toutes les théories affligeantes du moment qui plaisent tant à mes frères en quête de « bonne conscience ». Voici encore un terme bien en vogue : « Tant pis pour toi si tu continues, moi j’ai bonne conscience ». Je hais aussi la « bonne conscience » ! Rassurez-vous, je finis ma dernière cigarette du matin et je repasse dans vingt minutes nettement plus détendue et agréable. A moins que mon Intervenant privilégié ne prolonge cette pause par un pelotage popotin sous minijupe cuir ras fessier les deux mains plaquées loin sur la table et le buste en avant dans l’attente qu’il ait fini d’en bander. J’aime faire bander ! Vous voyez que j’aime aussi certaines choses. Gagné ! J’ai eu droit à la table en chêne massif. A force d’avoir le nez collé dessus, j’ai appris à m’enivrer de son odeur de cire liquide. Je me délecte de ces petites choses. Quatrième cigarette. Là j’entre dans mon tabagisme journalier, donc je ne compte plus. Reprenons donc les nouveaux mots actuels inventés hors dico Robert par nos littérateux et psychanalyteux contemporains qui se penchent sur les « maux et perversions » de nos âmes. Je viens de découvrir que je suis, tout comme vous lecteurs en quête d’érotisme, classée dans la catégorie « paraphilie ». Aimant ce qui sort des sentiers battus dans le domaine de la sexualité, me voici dorénavant considérée comme une « perverse soft », dans ce que l’on considérait il y a peu, un goût pour les variantes, jeux et scénarii de tous poils. Sans vouloir le paraphraser, il parle de « paraphilie » comme il dirait paraplégie encéphalique ! Mais là on va m’accuser de paralogisme. Je suis donc « paraphile », en plus d’être cataloguée parasite familiale pour ces mêmes travers de bonne fortune. Et comme j’ai la passion du « noir » tant dans mes goûts que dans mes écrits, je suis de surcroît étiquetée « mélanomane », autre nouvelle expression, parce que nihiliste c’est réservé aux lettrés. Merci Willy Passini, merci Henri Raynal, inventeurs de ces termes qui manquaient à ma collection ! Pour finir le tableau, à employer le « je » ainsi pour ne parler que de votre humble narratrice, je fais preuve d’un merveilleux solipsisme. Ne suis-je pas détestable à souhait ? Mais vous me pardonnerez, je ne suis après tout qu’un personnage de fiction, la Narratrice. Pour revendications, négociez directement avec l’Initiateur de ma petite personne. Il ou elle m’a faite prolixe en bien des mots, à voir pour l’orthographe, alors que son silence semble sa grande constante. Donc la petite perverse coquine que je suis, en bonne salope, aime faire bander les mecs par des moyens directs ou de préférence détournés, et notamment son Intervenant privilégié ! Ne croyez pas qu’il suffit d’être une simple « allumeuse » car faire bander un libertin endurci à la tâche demande et de l’imagination sans tabou constamment renouvelée et une motivation de tous les jours pour oser surprendre dans les domaines les plus variés. Par exemple, dans la série des « je ne suis pas » : je ne suis ni « exhib », ni anale, ni « maso » ; mais aller à contresens à dose homéopathique, pour l’effet de surprise et pour ne pas me dégoûter davantage de ce que je n’aime pas, fait partie du « 5 étoiles » dans mes constats de classification phallométrique. Et comme j’aime à écrire, il m’arrive aussi d’écrire pour faire bander. Non, pas ici, évidemment… Pfff… Ceci me rappelle une anecdote qui m’a pris une semaine à raison de quelques heures par jours. En surcharge pondérale évidente du fait d’une grossesse toute aussi évidente et de crises chocolatées boulimiques régulières, je voulais, arrimée dans mon lit par une gynéco abusive prônant l’abstinence et par un col fluctuant, faire tout de même bander cet Intervenant de mes deux qui y arrivait parfaitement mais via MSN et chat room diverses devant des nymphettes trop libérées. Bref j’avais ce délicieux sentiment d’avoir un gros cul et des rondeurs digne d’une bonne charolaise, donc de ce fait un intérêt sexuel pour les autres très limité. Ce n’était pas un sentiment, mais la réalité. Il fallait vraiment bien m’aimer pour avoir envie de me faire la cour par complaisance ! Ne me restait que mon fidèle PC portable doté d’une carte Wifi et mon matou birman aux heures de ses siestes. Heureusement que nous étions en plein hiver ! Son cycle de sommeil en était bien rallongé. La fidélité animale est délicieuse de calcul. Il faut savoir que mon Intervenant écrit. Il écrit, ou il conte plutôt, les soirées, les clubs et les « plans » auxquels il participe et qu’il organise. Ses textes sont truffés de filles demandeuses, de petits seins fermes, de mots crus, de ahanement, de gang bang, de sodomies, de pipes et d’éjaculations faciales ou buccales : ses pêchers mignons. Ils connaissent même un réel succès de lecture sur les sites libertins et font la notoriété de leur auteur. Pourquoi je me casse la tête à monter des phrases et chercher mes mots, je n’en sais rien ! La recette est pourtant simple, il faut beaucoup de « vas-y fourre-moi là ! », « ah eu, han, oh oui, suce à fond ma salope » et des « Je vais te pilonner la rondelle petite pute ! » à n’en plus finir. Les hommes sont, il faut le reconnaître, plus imaginatifs que nous dans le domaine de la sensualité pornographique ! Ma mission, si je l’acceptais, était de concilier les faibles de Monsieur et mon inflexibilité quant à un minimum de qualité d’écriture. Quelque part c’était plus simple dans la recherche, d’autre part il fallait absolument qu’il ait la « trique ». Et c’est ainsi que je me suis plongée dans le gang bang de Cathy, surnommée pour l’occasion de « spermophile » sur treize pages Word, quarante-cinq mille trois cent cinquante et un caractères, corps 9 alignement 1.0. Si je l’ai écrit pour lui, je ne peux pas dire que je n’y ai pas pris plaisir ! Sinon j’y aurais consacré moins de temps c’est évident. Sa sexualité étant toute physique sans côté cérébral, c’était là le genre de récit qui lui correspondait parfaitement. Et pour pousser le vice et le jeu plus loin, je lui donnais même le second rôle. Il se vivait dans une nouvelle faite sur mesure. Régulièrement au fil des journées et de la construction du récit, je lui envoyais, phrase par phrase, les passages les plus chauds afin de l’exciter derrière son écran. C’est là que mon Intervenant fétiche m’a écrit la plus belle phrase d’amour qu’un homme peut écrire à une femme : « La vache, j’en bande bien dur. Tu m’excites. T’es une vraie cochonne ! ». Les hommes sont formidables ! Et croyez-moi, après lecture intégrale, il est venu à moi avec une érection incontrôlée digne des annales. Un sourire victorieux de satisfaction personnelle n’a pas quittée votre Narratrice de la soirée. Retenez au final, et cela s’est avéré quand j’ai livré en lecture ce texte abouti à différents hommes, que pour les toucher au niveau sensitif et sexuel, point n’est besoin d’état d’âme ou de psychologie dans vos personnages : faites dans la cochonnaille d’hypermarché. Bon, pour mon petit plaisir, ma Cathy avait quand même une personnalité et une évolution dans son périple. Mais ce point-ci est passé inaperçu chez ses lecteurs en mode astiquage manuel. Je ne suis pas mauvaise langue, ils me l’ont confessé via mail, sans demande particulière préalable de ma part d’ailleurs. Leur vocable, au demeurant, était plutôt du style : « Putain, j’en bande encore, mon Capitaine ! ». Ne dit-on pas que dans l’excitation les femmes aiment les mots crus ? Peut importe, le fait de savoir ces hommes, à ma merci, sous l’influence de mes mots, m’a procuré une belle jouissance. Quand je vous disais que j’aime faire bander ! Vous saisissez maintenant aussi sous quelle perspective. J’aime faire bander, non pas je joue les cochonnes pour leur procurer du plaisir ; mais j’aime faire bander car à ce moment ils dépendent de moi pour bander donc je les maîtrise dans l’instant. J’ai cette démarche de domination sous une forme de perversité polymorphe ! Mais qu’est-ce qu’une perversion après tout dans le sens commun de mes compatriotes adorés sinon tout ce qui n’est pas de l’ordre de la sacro-sainte sexualité « licite ». Bref butiner bobonne en missionnaire le vendredi soir, oui ; aimer décliner l’amour et essayer de le transposer dans une sorte de pratique érotique, c’est être un gros malade sexuel. Si mes compatriotes clament que je me comporte comme une « bête » dans ma sexualité, ils oublient que leur sexualité « licite » n’a de but que reproducteur donc est « bestiale » et que la pilule de Madame entre par là même dans « l’illicite ». Mais ce n’est pas grave. Je suis une grosse bête immonde et libidineuse. Mmh, la salope ! (Exit ma sœur aînée qui se console de son couple larmoyant en m’affublant de ce doux surnom). Sinon je n’entrerai absolument pas dans le jeu des discours à deux balles des magazines débilo-psychanalynazes qui veulent nous faire croire que le sexe est in et le summum du plaisir. Il paraîtrait que c’en est même une science ! Que ne sommes-nous pas obligés de lire ! Tournons-nous vers l’Orient et les Geishas pour demander à ces dames, qui ne sont rien d’autre que des putes préformées plus ou moins de luxe selon le bouiboui où elles chutent, si elles ont fait la fac de sciences pour en arriver là. Le Japon moins crétin parle depuis longtemps d’art érotique pour mentionner la baise améliorée. Mais il est vrai que chez nous, seules les études universitaires ont force de loi. Résultat, à moins de se faire lamentablement sauter une fois la semaine avec une régularité et une répétition des actes des plus affligeantes au point de devoir simuler l’orgasme pour se donner l’impression d’avoir pris son pied, on est vraiment « dégueu » et pervers sexuel. Est-ce de ma faute si dans nos sociétés nous n’apprenons pas à faire l’amour, à se donner du plaisir ou à en procurer aux autres, voire, concept fondamental chez votre Narratrice cérébrale, à intensifier le sien au travers de celui que nous suscitons chez les autres ? Attention, cette dernière notion est doublement perverse ! C’est quoi ce truc bizarre qui veut nous faire croire que le grandiose phallus de papa n’est pas l’organe moteur du plaisir ? Je ne m’en prendrai pas à la pauvre Marie qui s’est faite engrossée sans grimper aux rideaux car, en réalité, notre bonne morale sexuelle nous vient des romains trop stoïques. Merci Marc-Aurèle, moi qui te garde précieusement sur ma table de chevet pourtant ! Pour vivre heureux, vivons cachés, c'est-à-dire qu’il ne nous reste qu’à le tester clandestinement seuls sous notre couette puis en groupe pour constater que nous ne sommes pas seuls donc pas d’inquiétude sur notre santé mentale ! Où en étais-je ? Ah oui, la perversion polymorphe ! Si Freud et ses confrères ont classé toutes les expériences sexuelles qui changent de la routine dans les perversions, il faut au moins lui reconnaître cette phrase géniale qui nous sauve : « … la disposition à la perversion n’est pas quelque chose de rare et de particulier, mais est une partie de la constitution dite normale ». Merci Freud !Nous pouvons lire un peu partout que la perversité polymorphe traduit les pulsions qui s’assouvissent dans des sexualités alternatives. Mais c’est une explication réductrice vis-à-vis de sa définition première, introduite par Freud, et qui est liée au petit enfant. La perversion dans le domaine sexuel est la satisfaction de nos propres pulsions sans avoir de sensibilité envers celle du partenaire qui nous sert à l’obtenir. Le partenaire est vu comme un objet de transition pour assouvir : un vibromasseur amélioré en somme. Le petit enfant pratique l’autoérotisme, donc il utilise son propre corps, pour se donner du plaisir avec des zones érogènes bien spécifiques qu’il connaît : oral, anal, vaginal etc. Bref il utilise tous ses orifices sans se soucier des autres et de la morale en vrai pervers. Il pratique également activement l’alternance entre sensation agréable et sensation désagréable car il maîtrise mal son propre corps. Mon bébé est sado-masochiste ! Son sadisme, c’est son égocentrisme et son stade narcissique envers son premier désir qu’il ne dissocie pas de lui : sa môman. Elle est lui, donc elle est à disposition dans tous les sens. Son pic de sexualité, son « acmé » sera son stade voyeuriste. Les enfants sont magnifiques ! Ils nous apprennent tellement. Et si j’ai employé le mot « acmé », ce n’est pas pour vous faire croire à ma richesse de vocabulaire, mais parce que mon petit Robert dit : « Apogée, moment du plus grand développement », mais aussi en deuxième définition : « Phase de la maladie où les symptômes morbides sont au plus haut degré d’intensité ». Là je retrouve ma tendance « mélanomane ». ― Dis donc, tu diverges mais tu reverges toi ? ― Vi, Intervenant de mon cœur ! Je sais maintenant pourquoi j’éprouve un plaisir de l’ordre du sexuel avec mes trois clopes matinales, et je sais aussi pourquoi ce corbillard m’a fait tant d’effet. Car n’oubliez pas, pour pousser plus loin, que si je n’avais pas croisé un corbillard et un croque-mort sans éthique professionnelle dans l’esprit tourmenté de mon Initiateur, je n’aurais pas été donc je n’aurais pas eu l’idée de me lancer dans ce texte. Mon cul m’est source d’inspiration, remerciez-le ! Je nage en plein infantilisme sexuel… CQFD. Quand ma mother me traite de gamine capricieuse et de femme-enfant, elle touche sans le savoir la vérité. Je suis la description même de Freud sur la découverte du plaisir des mômes. Ma démarche vers l’orgasme passe par le regard de ces autres et leur ressenti sexuel dans ce que je leur procure que ce soit assouvissement ou frustration, ou bien la dualité « agréable-désagréable ». Ils sont avant tout mon objet de transition pour accéder à mon propre plaisir selon mes envies immédiates. Votre narratrice est bien narcissique et égocentrique dans sa sexualité. Elle est donc perverse car finalement si elle a besoin de donner des sensations extrêmes, ce n’est pas dans l’envie d’en donner aux autres mais bien pour son propre besoin personnel.J’aime être une perverse polymorphe !Freud en démontrant l’existence précoce de la sexualité polymorphe, prouve qu’elle n’est pas que biologique. Autrement dit la question de la normalité en matière sexuelle est avant tout sociale, ce qui ne signifie pas qu'elle n'existe pas ni même qu'elle est obligatoirement injustifiée mais qu'elle ne saurait présupposer une normalité issue du naturel ou de la nature. Alors chers compatriotes tant aimés, chère mother et chère frangine de mes deux, si vous n’aimez pas mon comportement, allez vous faire voir ou plutôt tendez-moi votre cul je saurai bien m’en occuper pour vous décoincer un peu par de nouvelles sensations bien surprenantes ! ― Il faut toujours que tu exagères ! Mais continue ! J’adore ta petite provoc à deux sous. ― Non, mon Intervenant. J’ai envie d’une pause et surtout de te sucer… ― Mmh Cochonne ! Devant tout le monde ? ― Vi… Parce que tu m’es tout de même indispensable… Si ma libido doit constamment chercher du nouveau, de la fraîcheur, à ne pas avoir d’Intervenant pour me canaliser, je tomberais en pleine entropie sexuelle. Il est bon parfois d’avoir un garde-fou. Votre Narratrice est capable, sachez-le, de s’exposer à ses pires délires oniriques pour transcender ses fièvres algiques au-delà des zones limites. Point d’expériences de cet ordre possible avec l’Intervenant. ― Non ! Je dis « Non ! ». Et puis tu me pompes là, tu reviens encore sur l’« Archange ». Maudit « Archange » ! Tu ne peux pas l’oublier une fois pour toute ! ― Me saoule pas et touche pas à l’Archange ! De toute façon ni bébé ni toi n’y pourrez jamais rien ! Non mais… ne me lancerai pas dans une série d’aphorismes pour expliquer ma théorie de l’Archange, sujet fort conflictuel comme vous pouvez le constater. Je n’en dirai rien d’ailleurs, ceci faisant partie de mon jardin. Et puis, j’aime à l’entreprendre sous un degré plus imagé telle « L’Adoration », ou mieux encore mon huis clos « Soumission animale ». Je ne vous les ai pas encore soumis à lecture ? Il me faudra réparer cela. Ecrire érotique n’est pas que faire « bander », mais aussi s’exécuter dans une sorte d’effeuillage intime voire impudique de son moi. Mes pulsions incoercibles sont de véritables pièces théâtrales qui se jouent sur plusieurs tableaux. Je flirte avec ce que je nomme le « pile ou face ». C'est-à-dire que dans ce que je suis ou dans ce que je fais plus ou moins impulsivement, j’y cherche un sens donné à l’avance ou le non-sens irrémédiable. C’est la notion du désiré ou de l’accident du hasard. Je vis ainsi mes choix érotiques, et j’admets même que cela les conditionne.Vous hallucinez ?J’en raffole ! J’aime ne pas laisser indifférente que ce soit pour plaire ou pour déplaire. René Char, grand poète parmi mes préférés a écrit cette phrase énorme : « Celui qui est né pour ne rien troubler ne mérite ni égards ni patience ». J’en fais ma ligne de conduite ! Donc j’aime faire bander. Et vous en saisissez mieux la trame maintenant, après cette longue explication, interprétation qui en vaut bien une autre. Et cet après-midi, pour satisfaire un de mes petits plaisirs, je vais faire de la photo érotique et esthétique d’une jeune soumise encore novice. Mon Intervenant va également s’y prêter car après tout c’est son appareil photo que je pique. Dans ce jeu frustrant car hors sexualité, je passerai même de l’autre côté pour jouer les Maîtresses femmes en tenue vinyle rouge et noir. Je raffole du vinyle et des poses fétichistes ! Je sais déjà qu’après quelques verres la novice sera moins sur ses gardes et nous pourrons passer à des photos plus « chocs » avant qu’elle ne réalise ce sur quoi elle est tombée. D’ailleurs à reprendre mon clavier après coups (c’est bien le terme), la soirée s’est déroulée telle que je l’avais imaginée. Des photos prévues corset victorien, bas résilles et compagnie, j’ai commencé à venir poser avec elle dans ma tenue mentionnée ci-dessus. Cela c’est terminé pour elle, après quatre verres bien dosés, en suspension dans la cave et tenue complète de soumise, les yeux bandés, à se faire fouetter fesses et seins plus autres jeux sous les flashs de deux « Doms » qui n’en débandaient plus. A ce stade j’avais revêtu une jupe vinyle noire ras des fesses et porte-jarretelles sans parler de mon haut dans la même matière qui s’il serrait ma taille fine, ne pouvait pas se fermer au niveau de mon 85 E bien compressé. Je vous jure que cette tenue fait un effet immédiat et visible sur les mâles basiques. Rajoutez le loup rouge avec des cheveux aussi flamboyants et aucun homme n’osera vous aborder maladroitement. Je ris en douce. Et comme dans le ‘sm’ votre Narratrice n’est absolument pas sexuelle, elle en joue énormément de cette frustration excitation qui peut aller jusqu’à les laisser en loques.J’aime faire bander dur, le reste est leur problème !Cette gymnastique donnant soif, nous sommes allés nous désaltérer à l’étage en la laissant en l’état. Puis la faim travaillant tout le monde vue l’heure, je l’ai faite saucissonner et harnacher sur la table pour offrir, rapidement et en toute simplicité, quelques bouchées de légumes et de poissons fumés à mettre en sauce, sur son corps dénudé, en accompagnement de l’alcool apéritif. J’aime improviser ou organiser ces « Nyotaimori » ou « table humaine », bien que généralement je le fasse dans l’application plus méticuleuse de la recette japonaise. Mais n’ayant pas spécialement le goût des grands soumis, mon plaisir réside dans la recherche et la persuasion de libertins plutôt virils et beaux gosses pour qu’ils se prêtent à ce petit jeu asexué de domination/soumission assez impossible à tenir trois heures pour des non convertis. Ils en ressortent meurtris et transformés avec la nette sensation de s’être faits posséder. Votre Narratrice, elle, est aux anges de sa petite perfidie. D’ailleurs si le concept vous démange, commandez-moi la recette complète livrable sous format PDF, ou si vous êtes aussi débrouillard que certains, réussissez à me trouver et après consultation du dossier je pourrais envisager de vous l’organiser. Madame a ses humeurs et ses exigences ! Réussir un authentique « Nyotaimori » nécessite en fait hiérarchie, harmonie et discipline. Rien de comparable avec les communes petites tables humaines sur pattes que l’on croise un peu partout. Ne confondons pas « La Tour d’Argent » avec la pizzeria de mon quartier ! Mais non, la Narratrice fétichiste ne s’avère pas si élitiste. Elle est juste Maîtresse de maison, mais prédilectionne plutôt l’appellation « Maîtresse de cérémonie gustative ». Pour une ancienne anorexique, cela a son charme. Et c’est probablement en cela que vous pouvez me qualifier de fétichiste. J’explique le terme : Fétichisme signifie adoration des fétiches, et est ainsi appelé du mot fetisso (chose fée, ensorcelée) ; c’est donc dans son sens premier l’adoration d’un objet dans un cadre religieux et mystique. Plus récemment, pendant l’entre-deux-guerres, un courant artistique est né qui a révélé le fétichisme contemporain dont la forme a pour effet de substituer l'érotisme du corps, qui devient un élément secondaire de la mise en scène, par celui des objets, du corps en tant qu’objet ou une de ses parties, et le plus communément des vêtements ou des chaussures en cuir, latex et vinyle principalement, ainsi que les talons aiguilles. Cette adoration entre dans les pratiques sexuelles. Si je raffole de mes tenues vinyles, ce n’est pas une excitation sexuelle pour moi, mais bien dans celle qu’elle suscite etc etc etc. Ce sujet a été débattu plus haut. Il n’a rien de fétichiste, par contre, dans ma démarche de l’élaboration du « Nyotaimori » ou du « Shodô » (composer et calligraphier des textes sur un corps-support), je pense l’être. Le corps est érotique en tant que support, et je jouis hors toute sexualité physique de la préparation, véritable préliminaire, à l’exposition, orgasme salvateur. Pour le « Shodô », moi la femme-mots en tant que personnage fiction cela se conçoit : je créé un homme-mots comme support papier, moi la femme « dans les mots de son Initiateur ». Pour le « Nyotaimori » citons Descartes : « Il y a telle liaison entre notre âme et notre corps que lorsque nous avons une fois joint quelque action corporelle avec quelque pensée, l’une des deux ne se présente pas à nous par après, que l’autre ne s’y présente aussi... Il est aisé de penser que les étranges aversions de quelques-uns qui les empêchent de souffrir l’odeur des roses ou la présence d’un chat, ou choses semblables, ne viennent que de ce qu’au commencement de leur vie ils ont été offensés par quelques pareils objets, ou bien qu’ils ont compati au sentiment de leur mère, qui en a été offensée étant grosse ». Freud, encore lui, dit plus simplement que cela vient de notre enfance et de la période de la peur de la castration qui peut au même moment y associer un objet-substitut. Bref pour une anorexique boulimique, être capable de prendre un plaisir sexuel avec ce qui lui fait horreur par excellence est bien le comble du fétichisme ! De plus ne l’adorer que sur des corps d’hommes nus rendus asexués pour l’occasion montre aussi la frustration de l’absence de pénis auquel les petites filles aspirent. Je n’ai pas donc je castre ces possesseurs représentant de surcroît l’esthétique masculine idéale actuelle. Mmh ! Que je suis tordue ! Votre Narratrice s’en délecte. ― Tu sais que tu es un peu terrifiante parfois ? ― Mais non, mon Intervenant, je ne fais que m’amuser comme d’autres s’amusent des femmes ! ― En fait on pourrait croire que tu hais les mecs… Y’a un mot pour ça ? ― Si je haïssais les mecs je serai lesbienne ou bi… Et de toute façon si la misogynie existe dans le dictionnaire, la misandrie n’est reconnue ni là ni ailleurs. Et toc ! « Fuck all them » comme le chante Mylène. ― Ah toi, il fallait vraiment t’inventer ! Mais c’est ainsi que je t’adore ! ― Me too… Remercie mon Initiateur qui est le tien également. ― Sais pas. Moi je préfère m’imaginer que j’ai une mère. Mais ne croyez pas à me lire, j’adore le sexe ! J’en surconsomme même ! Seulement vous imaginez bien qu’une femme ni vaginale, ni anale au point de ne pas sentir vibrer dans son corps des boules de Geishas sur piles, ne risque pas de s’extasier devant le membre turgescent de monsieur quel que soit son gabarit. Désolée messieurs mais vous n’êtes pas source de plaisir par vous-même, néanmoins vous n’en êtes pas moins l’objet par lequel j’y parviendrai. La mémoire qui a été allouée temporairement à votre Narratrice ne remonte qu’à quelques années. Quelle tâche lui est réellement impartie par son Initiateur ? Je n’en sais rien. Si ma vie ne dépasse pas ce récit, au moins vivrais-je un continuel présent qui ne saurait trouver fin que dans l’anéantissement du fichier texte. Vous, lecteurs, n’aurez pas droit à cette grâce, et si vous estimez ma situation précaire, la vôtre l’est tout autant à bien y réfléchir. Je préfère ma jeunesse sans avenir à votre décrépitude prochaine. Mais non je ne suis pas sarcastique, je vis juste mon idéal qui ne vous est pas permis. Je ne regrette qu’une chose, la synthétisation imposée, quand je pourrais développer et m’étendre sur une surface mégaoctetienne plus significative et habitable. Les impératifs de la concision nouvelliste me sont autant d’imprécations à mon propre élargissement psychique. Que voulez-vous, je suis capricieuse comme toute jeune femme qui aime à ce qu’on la remarque et l’on s’occupe d’elle ! Je n’ai pas le mal de vivre, seulement j’étouffe constamment entre ces taquets et autres tabulations prédéfinis qui m’enclavent. La liberté n’est acceptable qu’en dehors de toutes formes d’obligations. Dans mes crises claustrophobiques je me souhaiterais fumée pour m’étendre à l’infinie et profiter du moindre interstice échappatoire. Cette crémation volontaire est un fantasme jubilatoire. ― Décidément tu aimes te complaire régulièrement dans le sordide ! ― Très cher Intervenant ! Est-ce de ma faute si j’ai surgi d’un corbillard ? Cette conception n’est pas moins glorieuse que l’expulsion par voie basse, là d’où sort toute la merde humaine. ― Tu détruis tout ! Rien n’est plus beau que la maternité et surtout la femme dans cet état ! ― Je n’en sais rien car je suis informatiquement stérile. Et ces lois intangibles me conviennent parfaitement. ― Et la loupiotte, là, dans son lit ? Et ton récit de grossesse plus haut ? Tu te contredis ma puce ! ― Mauvais lecteur que tu es mon Intervenant ! Ne sommes-nous pas personnages de fiction ? Mon bébé n’a le poids que des octets qui servent à le mentionner, la grossesse qu’un passage narratif pour efflorer la touche sensiblerie du bouquineur. Sois réaliste ! ― C’est cruel d’écrire ainsi. Je préfère me taire… Bon ! Je peux me replonger dans ma mémoire allouée ! De ces vingt et un mois certains auxquels je peux me référer, ma consommation hebdomadaire n’est pas négligeable, surtout les cinq premiers mois, la fin du cinquième marquant l’apparition impromptu de mon Intervenant. Des bribes plus lointaines, floues et étrangement allochtones à ma vie arrêtée, ressuscitent par moment. Elles sont assez semblables, ponctuées de tranches hyperactives et d’autres abstinentes. Mais qu’elles sont-elles ? Des artefacts ? Des résidus de disque dur fragmenté ? Le souci du personnage fictif est ces interférences qu’il ne peut interpréter. J’aime à penser qu’il s’agit là de pensées ou de composantes propres à mon Initiateur. Une ramification directe avec lui. On se sent moins seul ainsi, vous comprenez ? Finalement, Il ou Elle a mis une part intime dans son personnage, non ? Quelle fraction de moi-même lui appartient ou suis-je totalement fantasmée ? Moi aussi j’ai mes questions existentielles. Et c’est bien vis-à-vis de cela que mes cinq premiers mois de vie ont été une course effrénée vers le symbole même de la vie au premier degré : le sexe ! J’aimais déjà faire bander, et je voulais alors tâter pour en être sûre.Vivre, vibrer, palper, goûter, jouir et se chercher en s’oubliant ! Je n’avais pas le goût de m’enfermer dans mes murs en réfection, alors je passais mes nuits à courir éperdument vers ceux de ces autres sans visage aujourd’hui qui me rappelaient un autre. Chut ! Ne dites rien à l’Intervenant sinon il reviendrait à la charge. J’ai savouré chaque instant, chaque amant de quelques heures à raison de trois, puis quatre, puis cinq par semaine. Mes nuits favorites étaient celles où je quittais un lit pour courir vers un autre, encore chaude du parfum du précédent. S’en sont-ils rendus compte, ces amants valeureux ? J’espère. En tout cas je me l’imaginais pour augmenter mon plaisir. Je les choisissais jeunes et beaux à la discussion courtoise, aguichante et rafraîchissante face à la foule d’anonymes sans saveur. Je les choisissais mariés et plus mûrs pour parfaire le cocufiage de leurs bourgeoises plus respectées mais tellement plus insipides dans la foule féminine. Votre Narratrice a le dégoût des choses inconsistantes que voulez-vous ! Et quand elle voit qu’elles sont hissées au rang des vertus de notre bonne société, elle s’en fait vomir. Je les choisissais encore plus mûrs pour leur savoir-être, leur savoir-faire et leur culture. Quels moments mémorables, choyée et invitée dans les meilleurs restaurants et lieux de nuit de la capitale ! Pour ces derniers je me rendais parfaite, impertinente, amusante et délicieuse. Pour les autres j’étais l’amante désirée et je m’évanouissais ensuite pour préserver le songe. J’ai vécu une véritable crise de boulimie ingestive au masculin. Ma quête nymphomaniaque était toute sensuelle et érotique mais dans des risques parfois dignes d’une conduite addictive. Vous m’avez bien comprise. Le risque se perpétuait à plusieurs niveaux sans aucune précaution pour rester logique. Pour un personnage fictif de fichier Word, prenez un bon anti-spam anti-viral genre Bitdefender. Cela ne suffit-il pas ? Point besoin de plastique donc. Sans risque, bien souvent, un moindre plaisir ! J’étais insatiable de ces rencontres et toujours inassouvie. Frustrée la mouflette ! « Amplification du désir sexuel féminin : Par des attitudes de séduction et de provocation, certaines femmes quêtent et trouvent les partenaires souvent multiples susceptibles de répondre à leur désir sexuel impérieux. Paradoxalement, il existe des nymphomanes frigides et c'est leur insatisfaction même qui les pousse à agir. Les appréciations négatives portées sur ce comportement relèvent autant de critères moraux que d’évaluations cliniques. » me précise le dictionnaire sur les troubles psychologiques. Comment au début de mon existence, moi qui n’ai pas été avant, aurais-je pu avoir une personnalité stable immédiate ? Je me définissais en version accélérée voilà tout car je n’avais pas le choix pour ma propre survie. Un personnage a besoin, tout autant que vous, de se situer et de sentir les limites qui s’imposent et celles qui s’effacent constamment pour se surpasser. Sans l’Intervenant j’y serai encore mais à quel stade ou plutôt à quelles extrémités. Je n’ai pas tout connu, mais j’aurais bien aimé. Et encore après sa connaissance, c’est sous sa surveillance protectrice, voire paternelle, que j’ai poursuivi à une moindre mesure. Il a été et continue d’être la lucidité face à ma démesure latente. Quand je vous parlais de « garde fou ». Chez moi tout est exacerbé dès lors qu’on me laisse à mes impulsions. Je savoure ces excès qui vous tournent à la tête. J’aime tituber ! Enfermez-moi sans moyen d’évasion et je dépéris. Ma meilleure définition est probablement celle que j’inscris sur mes fiches de recherche : « Il est des jours légers où rien ne nous impose ou ne nous impressionne. Il est des jours chagrins sans pour autant plus de rancœur. Mais tous les jours il est une certitude: celle de s'enfoncer dans l'inconnu qui creuse, s'obliger à tournoyer. Car les pouvoirs et les vents qui nous poussent et nous attirent à eux sont constamment un défi lancé à chacun ». N’êtes-vous pas d’accord maintenant que vous me connaissez mieux ? Et aujourd’hui je peux affirmer qu’il n’est pas nécessaire de s’évader en-dehors constamment pour constamment s’évader. L’imaginaire et l’élaboration érotique m’offre le salut de la fuite dans mon fichier informatique tout comme mes courses de nuit m’offraient la fuite en avant. De cette époque je garde le goût du triolisme ou un peu plus que je gère exclusivement dans le choix des protagonistes. Mon corps ne s’offre pas à vos fantasmes, il a une intention précise que vous appréhendez désormais et il n’en dévie pas. Sentir, ressentir le désir charnel chez un homme, dans son corps et dans l’étincelle de sa pupille, puis vient son impatience, ensuite son agitation, suivi de ses premiers gestes langoureux ou pressés, enfin le moment où il vous pénètre pour s’élancer dans sa valse fiévreuse. Cette systématique est ma source. Alors il frémit, tremble et s’agite, chaotique dans son orgasme. Les hommes ont mille et un orgasmes. Je pourrais me complaire à les décrire. Et c’est dans cette exaltation finale, excellence, que je jouis à mon tour, toute cérébrale, et non physiquement. N’ai-je pas précisé que je n’étais pas vaginale ? Par orgueil, les hommes peuvent se sentir frustrés, voire blessés ou en colère de n’être pas parvenu à faire jouir sous leur queue. Peu m’importe. Ils n’y comprennent rien. J’aurai même envie d’ajouter que je n’ai pas envie spécialement de leur offrir ce plaisir. Je le trouve machiste. L’orgasme face à l’autre n’est-il pas un aveu de faiblesse et de moindre résistance ? En les faisant jouir je tombe leur barrière de virilité, je les soumets à ma force féminine. C’est la puissance du vagin contre le phallus. Le muscle d’Aphrodite qui étreint, enserre et expulse contre le corps spongieux qui se nourrit de sang. Ce bras de fer-ci est en notre faveur. Le viol en est leur meilleure vengeance. N’empêche on les engloutit pour les recracher flasques ! Ils sont alors rompus. Chez moi, tout contact est rapport de forces. L’exemple le plus flagrant est le « jeu du foulard » auquel j’ai soumis avec délice quelques uns sans préavis. Comment ? Mais c’est dangereux et fou comme jeu ! Oui. J’admets. Á certains qui m’ont cru « bête soumise », affublée de mon collier et d’une laisse en métal, j’ai appâté, attiré, entraîné sournoisement par simulation. Arrivés au moment sublime où ils pensaient me soumettre sexuellement, ma laisse a prestement embrassé leur cou pour l’emprisonner et là… extinction de la lumière et du son. Attentive et maternelle je les récupérais, dans leur chute, au creux de mes bras pour contempler leurs spasmes et veiller à leur réveil en douceur. J’ai toujours eu des spectateurs de ces actes, même des applaudissements débilissimes, mais jamais une seule réaction de peur ou négative de ces inconscients mateurs. Et si je vous disais, même, que ces « dominateurs » domptés ont ressenti un plaisir sexuel dans cette perte de conscience ? Et bien c’est vérité ! Ils me l’ont avoué et parfois de plus, baisé la main vaincus et charmés ensuite. Plus aucun mot n’était prononçable à ce moment-là, le regard seul parlait. Je jouais sur la corde fragile liant ces deux pulsions extrêmes opposées mais sœurs siamoises, celles de vie et de mort. Et tandis que vous leur caressez le front constellé de sueurs froides, deux doigts à surveiller le pouls au niveau de la carotide, un orgasme quasi physique secoue votre corps. Je côtoie à ce moment le niveau du sadisme pervers. Et si je l’écris subitement au présent, comprenez que votre Narratrice se sent encore emportée par ce désir rien qu’à le coucher sur cette page et se sait prête à le réitérer. Il est des pulsions plus fortes que toute raison humaine. Je n’ai pas choisi sans réflexion de finir par ce passage qui peut vous sembler violent car, en bouclant mon cercle narratif, j’en reviens, méthodique, à mon départ, mon origine en tant que personnage fictif d’un récit. J’espère avoir eu la dialectique adéquate de cette logique. Je suis issue d’un corbillard, rappelez-vous bien ! Cela n’est pas anodin et la parabole est fort simple. Aujourd’hui la Narratrice est sûre d’être un résidu, une sauvegarde informatique de son Initiateur. C’était Elle ou Lui dans ce corbillard. Je suis la mémoire d’un(e) mort(e). Ma théorie de l’Archange est là. Je vous l’expose enfin. Parce que, il y a vingt et un mois et quelque, j’ai croisé l’Archange, mon histoire a basculé en mode numérique, dernier asile possible. Le mot est juste. Parce que moi, l’indocile, l’indomptable, ma dépendance a touché le paroxysme de l’imaginable, voire de l’inimaginable, je suis allée au bout des possibilités. Je sais cet amour. Mais l’amour extrême, sans vie possible. Et pour prouver ce que nul autre ne pouvait à ma place, j’ai commis l’acte d’offrande. Il n’y a pas de sacrifice dans la résolution lucide. Il n’y a pas d’alternative non plus. Je ne regrette rien. J’ai fait le geste de tuer. Ma réclusion est désormais binaire. Je suis issue d’un corbillard.
Entki Que faut-il faire pour avoir l'espoir de quelques aides...Où en suis-je aujourd'hui ? Bon, sans beaucoup de démarchage encore, car je dois avoir une base bien établie, c'est à dire :
- un site professionnel parfait et au point, en ligne : ce sera effectif le 20 juin. Moi je travaille le graphisme et les textes. Un pro de la programmation se charge du reste et du parfait référencement pour éviter toute erreur qui ferait tache.
- des mailing au point, carte de présentation + cartes de visites pour mon commercial et moi.... ça c'est ok
- de la pub à minima dans ma ville : je passe dans le BMO d'Alfortville en juillet, août et septembre.
- un article de la Mairie dans le BMO distribué à tous : J'ai tout envoyé à la Mairie. Ils réfléchissent s'ils sont ok.
- une brève dans le journal de la pépinière : j'y travaille.
- un moyen de pub pas ordinaire : j'ai l'idée, on travaille à sa faisabilité effective. Mais je ne la dirai pas LOL
- une plaque sur ma maison : elle est commandée.
- une pièce de travail bien équipée en informatique et très design et pro si un client vient sur place : 2 ordis (un mac et un pc) + 2 portables... la pièce est déjà métamorphosée avec de bureaux vastes et une déco très imprimerie ancienne mêlée à du moderne.
- une liste précise par groupe de clients potentiels à démarcher soit par mail puis tél... soit par tél direct... soit en passant dans leur commerce ou entreprise
- la recherche et l'inscription sur tous les forums de graphistes et pros en indépendants pour avoir des infos, en donner, suivre les tarifs et les appels d'offre (rares quand même).
- laisser ma carte aux amis qui la demande pour faire parler de moi dans la mesure de leur possibilité. (Tient ! faut que je prévienne sandrine !)
- prendre de bons conseils et les réfléchir en terme de stratégie de démarchage de clients (merci pascal ! :)) )
Les démarches administratives effectuées : (heureusement que Jeffy est là pour gérer et comprendre cette partie essentielle mais complexe... Merci mon coeur !)
- Mon dossier pour participer au concours Cré'Acc 2007 dans le 94 est déposé. C'est un concours organisé par l'APCE (Aide pour la création d'entreprises) et d'autres grands organismes. Si je réussis ce premier cap, je passe un entretien en juillet. Si je gagne, j'ai droit d'afficher leur logo d'entreprise prometteuse + des aides en conseils.
- Mon dossier à l'ACCRE va bientôt être déposé, dès que j'aurai choisi si je me mets directement en EURL, ou si , sur les conseils de l'expert-comptable choisi, je passe les 6 premiers mois en entreprise individuelle pour avoir moins de frais. Et ensuite, en fonction de la somme rentrée, je me mets en EURL. Pour l'image face aux clients, EURL, c'est mieux. Pour les banques aussi. Car il ne faut pas croire, mais elles n'aiment pas trop ouvrir leur porte aux jeunes entreprises de petite taille... même pour n'ouvrir qu'un compte d'entreprise (sans emprunt).
IMPORTANT : Déposer le dossier à l'ACCRE AVANT la création de l'entreprise. Résultat dans l'été.
- J'ai demandé les devis aux assurances pour la pièce allouée à l'entreprise et ma voiture.
- J'ai mis le budget "capital" de côté, ainsi que les factures du matos.
- Le business plan est fait... ainsi que le détail complet de ma politique de démarchage et de travail pour attirer le client.
- Le dépôt de mon logo à l'INPI est prêt. Reste à savoir si je peux déposer les deux logos sous le même truc... Réponse lundi.
- Et un grand MERDE au gouvernement qui a supprimé les chèques-conseils depuis le début de l'année... Allez trouver des conseils à petit prix sur Paname quand vous créez !!! A part ça, l'autre andouille dit qu'il veut aider ceux qui veulent bosser !!! MON C... Les clients et prospects de ce mois de préparation qui me prend toutes mes journées, we compris :
- deux éditeurs
- une agence d'édition à recontacter lundi mais qui m'a promis du taff
- un restaurateur à voir mardi
- l'agence qui créé mon site qui m'a promis du taff car elle a adoré mes créas en montant mon site
- à suivre lundi une agence qui m'a contactée pour un rdv... mais j'attends la confirmation du rdv :((
- suite à des premiers mailing ciblés auprès d'agence que j'avais déjà vu, il y a quelques mois, je dois les appeler cette fois-ci pour être présente à leur esprit.
- le suivi des forums d'indépendant où je surveille les appels d'offre... mais j'y crois peu à cette formule. cependant les forums sont de super sources d'infos. J'ai fait trois offres cependant en réponse.
- écrire à un mec de mon club qui connait des clients potentiel !!!! NE PAS OUBLIER ENCORE !!!!!
- arriver à joindre cette andouille de Jean qui court entre Espagne et France... Il est chiant à ne répondre qu'une fois sur 10 ! Mais je l'adore trop cette tête à claque !
Je pense avoir oublié des trucs dans ce que j'ai fait... ce que j'ai à faire, aussi.
Demain dimanche, je fais les cartes de mon commercial... le courrier aux amis qui voulaient être tenus au courant. Je dresse une liste précise des contacts à prendre lundi absolument pour me présenter. Je finis les visuels de la section "services" de mon site. Je finis le choix pour le court-communiqué (voir mon autre blog).
Et peut-être... peut-être... j'aurais le temps de voir un peu ma fille de un an ! Je dois écrire un court communiqué...Bon, je dois écrire un "court communiqué sur mon entreprise" qui passera "peut-être" dans les brèves de "La Lettre Economique de l'agglo"...
J'aime bien, dans leur demande, qu'ils rajoutent "Nous tenterons de le faire passer". C'est encourageant !
L'idée de départ était d'être intégrée dans la pépinière de jeunes entreprises du 94. Ils ont des immeubles en zone de développement qu'ils louent à coût réduit pour les petites entreprises débutantes, un annuaire, un mensuel. Ils animent un club d'entreprises, le Cecap, qui se réunit régulièrement autour de manifestations ciblées et "conviviales". Bref, histoire d'échanger nos petits soucis et nos bonheurs, de faire notre pub, éventuellement de trouver clients ou bonnes idées. Affaire à suivre donc.
Je suis penchée depuis hier sur ce fameux billet. Jeffy, le commercial, aussi. Evidemment, on n'est pas d'accord !
Lui me trouve trop pub, moi, je trouve qu'il accroche mal...
Si quelqu'un peut donner son avis, ce serait sympa !
Le texte-brouillon de Jeffy :
" Communiquer est un facteur important pour une entreprise. Visuellement, la société renvoit vers ses clients une image, une identité, un concept, un slogan, qui concernent aussi bien ses produits que ses services.
Pour vous faire connaître, vous devez interpeller l'oeil, valoriser votre activité, votre savoir-faire et votre savoir-être.
JM.Design, création et conseils en communication graphique et visuelle, étudit avec vous et vous accompagne sur cette idée.
Allez voir notre site professionnel : www.jm-design.eu."
Mon texte-brouillon :
"Exister, c'est être physique, mais aussi visible.
Une entreprise ne peut plus passer outre cette notion de l'image qu'elle renvoit. Elle ne peut plus, non plus, passer outre la communication, la publicité qui la fait connaître, encore et toujours.
Continuer d'exister, tout simplement !
Mais communiquerà tout-va, sans réflexion préalable, sans réelle stratégie représente un coût important pour une perte d'efficacité, face à une concurrence toujours plus agressive.
Des professionnels sont là, JM.Design en fait partie, pour vous créer une identité propre à votre entreprise, pour trouver les mots, les images qui vous démarqueront, pour enfin, vous aider à cibler les supports adaptés et efficace dans votre cas.
Faire le choix professionnel demeure une réelle plus-value dans le temps. Et JM.Design a les solutions qui vous intéresse.
www.jm-design.eu"
Oui, bon... D'accord... Comme toujours, je n'ai pas su être concise.
Bon je retourne à l'impression de ma "Gazette du Malinois" que j'ai écrit et monté dans la journée... LOL... Pas de temps en ce moment. Mon Journal de bord
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